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Déchets : de la poubelle à la boîte d’œufs

Publié le 30 janvier 2018
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Que deviennent nos déchets ? C'est ce que les étudiants de Grenoble INP ont découvert en visitant le centre de tri Athanor de l'agglomération grenobloise. Compte rendu.

D’un geste machinal, je jette mes emballages de repas dans la poubelle la plus proche. Ce que j’ignore peut-être, c’est l’ensemble des procédés et des gens qui vont intervenir suite à ce geste anodin.

Imaginons que j’ai eu à disposition une poubelle verte « Je trie » et que, dans un élan de considération environnementale, c’est celle que j’ai utilisée. Vraisemblablement, quelqu’un (moi ou un personnel de ménage) viendra prendre mes emballages et les jeter dans un container vert qui sera ensuite récupéré par la collecte des ordures ménagères. Et après, where does it go ?

A Grenoble, tout part pour Athanor, l’impressionnant centre de tri de la Tronche où les déchets des 500 000 habitants de l’agglomération arrivent tous les jours, soit 8kg/s.
Comme j’ai eu la courtoisie de me débarrasser de mon papier de sandwich dans la poubelle verte, il rejoint directement la chaîne de tri. A commencer par la montagne de déchets qui attendent qu’une pelleteuse vienne les déposer sur le tapis roulant.
Sur la chaîne, machines et hommes travaillent de concert pour séparer papiers, cartons, métaux, plastiques… Des aimants évacuent les ferreux, des tamis classent les déchets en fonction de leur taille, des trieuses optiques identifient les différents plastiques, et des opérateurs corrigent les erreurs. Tiens, en voilà un qui vient de se couper avec un tesson de verre malencontreusement jeté dans la poubelle « Je trie ». Et cet autre, obligé d’ouvrir un sac poubelle alors que les déchets de la poubelle verte doivent être jetés en vrac pour faciliter le tri.
 
 
Soudain, l’alarme sonne. Les machines sont arrêtées, quelque chose est venu bloquer la chaîne. Une rapide inspection des écrans de contrôle permet d’identifier une latte de sommier restée coincée dans un tamis. Encore un qui avait la flemme d’aller à la déchetterie… enfin, c’est mieux que la peau de sanglier de la dernière fois ! Une fois l'objet dégagé, c’est reparti. Mon emballage de sandwich sort dans le compartiment papier, est mis en ballot puis acheminé vers une papeterie pour en faire une boîte d’œufs.

Mais si, un jour plus tôt, j’avais choisi la poubelle ordures ménagères (celle qui est grise), que se serait-il passé ?
Toujours à Athanor, mais partie incinération cette fois. Les déchets de la poubelle grise, à l’exception des déchets organiques, partent pour brûler à haute température. Mon papier ainsi incinéré aurait contribué à chauffer 40 000 logements grenoblois. Cependant, des cendres auraient résultées de ce process et on n’aurait pas bien su les valoriser. Elles auraient sûrement fini enfouies sous une route.

Bon, le tour d’horizon est fini. C’est quand même pas mal tout ce qui est fait pour recycler les déchets. Mais n’oublions pas que le plus facile à trier, ça reste le déchet qu’on ne produit pas ;)

Clémence Chalony
Elève en 3ème année à Grenoble INP - Génie industriel

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Rédigé par Marie-Brigitte De Mathan

mise à jour le 26 février 2018

Cellule Relations entreprises

  • Pierre Chevrier
Responsable de la Cellule Relations Entreprises

  • Gestion administrative
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Grenoble INP Institut d'ingénierie Univ. Grenoble Alpes