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Retour du Maroc

Publié le 4 mars 2008
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Le 4 L Trophy est ouvert aux étudiants âgés d'au plus 28 ans. Cette année, le rallye a été remporté par des étudiantes. Les équipages féminins représentent ? des effectifs et terminent, en général, en haut du classement. Leur récompense ? Des droits d'inscription offerts pour 2009. Les 4 équipages de GI et... vendent leurs véhicules aux plus offrants...

Petit retour en arrière sur une course qui ne ménage pas les montures et où les efforts d'économie de carburant sont récompensés et l'aide humanitaire favorisée.

Alors heureux ?

Clément Cappai : Magnifique ! l'aventure était fabuleuse ! J'ai adoré ce mélange d'épreuve sportive et de geste humanitaire envers des enfants marocains. Nous ne courions pas pour le classement, même si notre équipage s'est finalement classé au 248e rang sur 1000 partants. Nous avions récolté des dizaines de kilos de matériels scolaires lors d'une action dans une grande surface de la région. Nous sensibilisions les visiteurs sur notre périple. Ces derniers achetaient des fournitures qu'ils nous offraient ensuite.

Quelques mots sur l'organisation ?
CC : Au top, les étudiants de l'ESC Rennes ont transmis le relais sur place à une agence de voyage locale. Ils devaient gérer une caravane de 2 500 personnes, dont 2000 pilotes et copilotes. Un hélico était spécialement affrété pour suivre les éventuels écarts d'itinéraires.


Quelle ambiance au bivouac ?
CC : Impeccable. Tout était réglé comme une horloge. Les organisateurs nous projetaient des images de la journée, brief et debriefing. Un camion citerne pour le ravito, une douche pour la semaine, des dizaines de cuisiniers marocains qui échangeaient leurs ustensiles de cuisine pour des instruments de musique le soir venu. Du bon pain marocain, nous n'avons manqué de rien.

Votre régime alimentaire ?
CC : Boites, boites et encore des boites... de la nourriture froide car nous n'avions pas de réchaud. Le petit déj' et le repas du soir étaient pris en charge par les organisateurs.

Les 4 L GI ont résisté à la poussière, aux chemins de pierres et au tout-terrain ?
CC : Globalement oui, nos équipages ont noté d'infimes problèmes mécaniques. Pas une crevaison à signaler. C'est un miracle, les organisateurs ont déclaré un seul accident : un tonneau, une chute spectaculaire qui n'a pas fait de blessé heureusement. De notre côté, un simple problème de carburateur, de bougies et de starter. On apprend en direct et sur le tas les rudiments de la mécanique automobile. Les 226 (Rouleux-Reguillet) ont eu plusieurs problèmes à gérer. 3 pannes en une journée.  Un carbu cassé et une batterie à plat. Au départ de Paris, un problème de ventilateur a failli les immobiliser dans la capitale. Ils ont bricolé le ventilo est pu prendre le départ !

L'hiver dans le désert ?
CC : Une belle journée de soleil et puis un temps nuageux et de la pluie. Nous avons circulé dans le Haut et Moyen Atlas, un parcours de dunes dans le désert de Témerzif, bivouaqué dans des conditions spartiates, rencontrés des gens très sympas.

Votre meilleur moment pendant ce raid ?
CC : C'est sans conteste l'étape marathon dans le désert. Deux jours en autonomie. 300 km parcourus à une vitesse entre 10 et 50 km/h. Les paysages étaient grandioses. Nous passions d'une oasis à un désert de pierres. C'est à cette occasion que les 226 ont été arrêté par l'hélicoptère de l'organisation en raison de leur proximité avec la frontière algérienne. Un territoire interdit. Une épreuve extraordinaire en autonomie, dans le désert, avec deux boussoles et un road book pour seuls compagnons (GPS interdit sur la course). Ensuite, j'ai vraiment apprécié les échanges avec les jeunes marocains et ces merveilleux moments passés avec les équipages et les musiciens marocains sur les bivouacs. Christopher Reguillet n'a pas pu résister et s'est associé aux percussionnistes marocains. Inoubliable !

Un mot sur l'arrivée à Marrakech ?
CC : C'est la fin de la course. Les équipages sont épuisés, mais soulagés aussi de terminer sans trop de soucis. Nous sommes tous descendus dans le Ryad Mogador Agdal I, un hôtel de luxe à Marrakech, pour assister à une soirée spectacle, suivie d'une soirée en boite de nuit. La soirée s'est aussi déroulée dans le souk, la place Djema El Fna et un parcours du combattant à travers les rues de la ville... taxi ! ça change du circuit dans le désert... avec d'autres sensations fortes !

Le retour ?
CC : Départ à 8h, le 24 février, de Marrakech, arrivée à Tanger à... 16h30. Nous sommes repartis avec l'équipage 226 et avons roulé non stop de 23 heures à 20 heures le lendemain soir...


Site du 4 L Trophy

Quelques chiffres
4 équipages Génie Industriel sur 7 issus de Grenoble INP
1000 équipages en lice
10 abandons
2000 coureurs
200 organisateurs
300 cuisiniers et autres personnels
58 tonnes de matériels scolaires transportés
50 kg de fournitures scolaires par véhicule
6 500 km parcourus en moyenne
1 000 euros d'essence
3 200 euros de frais d'inscription au rallye
Entre 200 et 1 500 euros pour l'achat d'une 4 L
270 euros de frais d'assurance

Nos équipages
1518, Monchaud-Cappai (248e)
226, Rouleux-Reguillet : (735e)
422, Blain-Villecourt : (664e)
428, Blanc-Begard : (718e)
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mise à jour le 2 avril 2008

Grenoble INP Institut d'ingénierie Univ. Grenoble Alpes